ousiologie

ousiologie

LES DIFFERENTES PILULES CONTRACEPTIVES

SOMMAIRE :

 

INTRODUTION

I- LES DIFFERENTS TYPES DE PILULES CONTRACEPTIVES :

     1- Les pilules oestroprogestatives ou combinées :

2- Les pilules séquentielles :

     3- Les pilules progestatives:

      4- La pilule du lendemain

II- LES MODES D'ACTIONS DES PILULES ET LES INCONVENIENTS LIES A LA PRATIQUE DES PILULES :

   A- les modes d'actions des différentes pilules :

      1- Le mode d'action des pilules combinées :

        2- Le mode d'action des pilules séquentielles :

        3- Le mode d'action des pilules progestatives :

        4- Le mode d'action de la pilule du lendemain :

   B- Les inconvénients liés à la pratique des pilules :

   1- Contraception orale et risque cardio-vasculaire :

   2- Contraception orale et cancer :

CONCLUSION 

 

INTRODUTION

 

            Avec les progrès de la médecine et, en particulier grâce à l'avancée des connaissances sur les mécanismes physiologiques de la reproduction, la pilule a pu voir le jour. Les pilules contraceptives sont des composés d'hormones sexuelles de synthèse autrement dit, des stéroïdes[1] de synthèse.

            En 1955, l'Américain Pincus démontre qu'il est possible d'empêcher l'ovulation par administration d'hormones sexuelles de synthèse. Trente ans plus tard, 50 à 60 million de femme dans le monde prennent la pilule, c'est à dire utilise une contraception orale. Les pilules sont parmi les méthodes contraceptives, les plus largement utilisées parmi les méthodes contraceptives. Son efficacité est voisine de 100 °/° si la prise de la pilule est effectuée correctement selon la prescription médiale ; attention ! cependant, elle ne protège du risque de transmission d'une maladie sexuellement transmissible.

            Dans un souci de recenser les différents types de pilule contraceptive et leur inconvénient, nous allons :

Dans un premier temps présenter les différentes pilules contraceptives ; ensuite dans un second temps montrer les inconvénients liés à la pratique des pilules contraceptives.

 

 

 

I- LES DIFFERENTS TYPES DE PILULES CONTRACEPTIVES :

 

         Un effet contraceptif peut être obtenu de différentes manières ce qui explique la grande variété des pilules proposées sur le marché de même que leur mode d'administration nous pouvons en retenir trois méthodes principales :

1- administration vingt-et-un (21) jours par mois d'une pilule constituée par l'association d'un œstrogène et d'un progestatif, puis arrêt de sept (7) jours permettant le retour des règles ;

      2- administration de l'œstrogène seul pendant dix (10) à quinze (15) jours puis associé à un progestatif pendant six (6) à onze (11) jours ;

 

      3- administration d'un progestatif seul, soit de manière continue à faible dose, soit de manière discontinue à forte dose (par exemple une injection intramusculaire tous les trois mois).

Notons cependant que la première des trois méthodes est la plus largement utilisée.

                      Les pilules contraceptives se distinguent en deux principaux types : les pilules oestroprogestatives dites pilules combinées et les pilules oestrogènes appelées micropilules progestatives.

1- Les pilules oestroprogestatives ou combinées :

         Elles contiennent chacune un œstrogène et un progestatif la prise de ces oestroprogestatifs respecte la première administration, citée plus haut on distingue parmi les pilules combinées trois différentes sortes :

1- Les pilules combinées normodosées : le plus fortement dosées en œstrogène ; contenant cinquante (50) μg d'œstrogène associé à un progestatif [cinquante (50) à cent (100) μg selon l'activité de ce dernier].

2- Les pilules combinées microdosées : elles contiennent des progestatifs à dose minime ; elles doivent être prise en continues et, sont plus particulièrement indiquées chez les femmes présentant des contre-indications importantes aux oestrogènes.

3- Les pilules combinées minidosées : moins fortement dosées en œstrogène autrement dit, elles contiennent des doses plus faibles de stéroïde de synthèse sans que cela nuise à leur efficacité. Les pilules combinées minidosées sont de trois types à savoir :

- monophasique : la composition de tous les comprimés est identique.

- Biphasique : ici, nous avons deux dosages différents (Minidril, Adépal, Trinordiol Ortho-Novum (nr) Miniphase Triella Cilest Effriprev)

 

-Triphasique : trois dosages différents (Cycléane Mercilon Cycléane Varnoline Varnoline continu Harmonet Meliane                                Moneva Minulet Phaeva Tri-minulet)

 

                Les pilules combinées sont commercialisables sous deux formes. La première forme présente une boîte de plaquette de 21 comprimés et la deuxième de 28 comprimés. Oubli de la pilule, les pilules combinées peuvent être prises avec un retard de douze (12) heures sur l'heure habituelle de prise sans que cela nuise à leur efficacité.

2- Les pilules séquentielles :

         les pilules séquentielles sont issues de la méthode séquentielle. Cette méthode vise à utiliser les hormones de synthèse au moment du cycle où les hormones naturelles correspondantes sont sécrétées. L'administration de ces pilules suit le deuxième type d'administration. Les pilules séquentielles, un peu moins fiables que les pilules combinées sont moins utilisées.

3- Les pilules progestatives:

         Les micropilules sont essentiellement prescrites à des femmes chez lesquelles les pilules contenant des oestrogènes sont fortement contre-indiquées. Nous avons deux modes d'administrations possibles :

- une administration continue à très faible dose (micropilules prises tous les jours y compris pendant les règles) ;

- une administration discontinue à forte dose (par exemple une injection trimestrielle qui bloque le pic de L.H et produit une atrophie de l'endomètre responsable d'une aménorrhée - absence de règles-).

 

4- La pilule du lendemain

         Cette pilule est utilisée de façon très exceptionnelle en raison des risques qu'elle comporte. Cette méthode consiste en une administration massive d'œstrogène (par exemple 500 μg pendant 5 jours), moins de soixante-douze (72) après un rapport sexuel supposé fécondant. Même s'il y a eu fécondation, la nidation est rendue impossible. Elle se présente sous la forme d'un comprimé de progestatif : le Norlevo.

 

II- LES MODES D'ACTIONS DES PILULES ET LES INCONVENIENTS LIES A LA PRATIQUE DES PILULES :

         Bien avant de montrer les inconvénients liés à la pratique des pilules, il est somme toute nécessaire de connaître les différents niveaux d'action des différentes pilules.

A- les modes d'actions des différentes pilules :

 

         En effet, nous pouvons remarquer que les différentes pilules ont à peu près le même mode d'action et agissent à trois niveaux :

- blocage de l'ovulation

- épaississement de la glaire cervicale empêchant la remontée des spermatozoïdes
-atrophie de l'endomètre[2] empêchant une éventuelle nidation. Cependant pour plus de clarté nous allons nous attarder sur le mode d'action de chaque pilule.

 

 

 

1- Le mode d'action des pilules combinées :

         Les pilules combinées agissent à deux niveaux différents : le complexe hypothalamo-hypophysaire[3] et l'utérus.

Au niveau du complexe hypothalamo-hypophysaire :

  • Tout d'abord, elle bloque l'ovulation. L'ovulation est contrôlée par deux hormones produite par l'hypophyse : FSH et LH. L'hormone de stimulation des follicules (FSH) permet la maturation des ovocytes, et une forte concentration de l'hormone lutéinisante (LH) déclenche l'ovulation. Les oestrogènes et la progestérone, hormones féminines produites par les ovaires, tendent à faire diminuer la concentration de FSH et LH dans le sang par rétrocontrôle négatif. La pilule œstroprogestative apporte une quantité importante de ces hormones, donc elle diminue artificiellement la quantité de FSH et LH dans le sang : les ovocytes ne mûrissent pas et il n'y a pas d'ovulation.

Au niveau utérin :

  • Deuxièmement, la pilule combinée épaissit la glaire cervicale. La glaire cervicale est une sécrétion du col de l'utérus. Selon sa consistance (ou filance), elle est plus ou moins perméable aux spermatozoïdes. C'est le progestatif présent dans la pilule combinée qui assure l'épaississement de cette glaire et la rend imperméable aux spermatozoïdes.
  • Troisièmement, la pilule œstroprogestative agit sur la muqueuse utérine en la rendant impropre à la nidation (c'est-à-dire à l'implantation de l'embryon). Ceci interrompt précocement la grossesse, l'embryon non implanté est en effet expulsé de l'utérus.

 

2- Le mode d'action des pilules séquentielles :

         Les pilules séquentielles agissent seulement au niveau de l'hypothalamo-hypophysaire

 

3- Le mode d'action des pilules progestatives :

         Les progestatifs utilisés en continu et à très faible dose (micropilules), agissent au niveau utérin. Épaississement de la glaire empêchant la remontée des spermatozoïdes ; modification de l'endomètre empêchant une éventuelle nidation ; l'une de ces pilules (Cérazette) a de plus une action anti-ovulatoire.

 

4- Le mode d'action de la pilule du lendemain :

         La pilule du lendemain retarde l'ovulation.

Nous pouvons résumer les différents modes d'actions des différentes pilules ave le schéma suivant :

 

B- Les inconvénients liés à la pratique des pilules :

         La pratique des pilules contraceptives connaît des effets secondaires à différents niveaux :

 

1- Contraception orale et risque cardio-vasculaire :

         Une corrélation qui s'accentue avec l'âge peut-être établie entre la prise d'oestroprogestatifs de synthèse et la survenue d'accidents cardio-vasculaires (par exemple, la mortalité par infarctus du myocarde[4] entre 40-44 ans est, par an, de 11,7 pour 100000 femmes sans pilules ; elle passe à 54,7 avec pilule).

Dans les pilules contraceptives, ce sont essentiellement les oestrogènes qui ont des effets secondaires indésirables connus comme facteur de risque vasculaire :

- augmentation de certains lipides plasmatiques ;

- troubles de la régulation de la glycémie[5] avec une tendance à l'hyperglycémie [6];

- élévation de la pression artérielle liée à une production excessive d'angiotensinogène par le foie ;

- augmentation de la coagulabilité du sang…

         Le risque cardio-vasculaire est encore accru par l'association « pilule-tabac ». On estime que ce risque est multiplié par sept (7) chez une femme qui fume plus de quinze (15) cigarettes par jour. La pilule expose à des thromboses veineuses, c'est-à-dire à la formation de caillots dans les veines. Lorsqu'un de ces caillots obstrue une veine et y reste coincé, on appelle cela une phlébite. Mais si le caillot se déplace, il peut obstruer une artère pulmonaire. On appelle alors cela une embolie pulmonaire.

2- Contraception orale et cancer :

         Les oestrogènes ont été accusés d'augmenter le risque de cancer génital (endomètre, col ou sein).

         En réalité, chez certaines femmes qui auraient naturellement un mauvais équilibre hormonal, la prise d'une contraception orale bien équilibrée a plutôt tendance à diminuer le risque de certains cancers génitaux (celui du sein notamment).

CONCLUSION :

         Il nous incombe de retenir à la fin de notre recherche que tout au long des siècles et dans toutes les régions du monde, des couples ont cherché à éviter de trop nombreuses maternités. Actuellement, les pilules contraceptives répondent aux attentes des couples qui décident de choisir le nombre de ses enfants et de choisir le moment de leur naissance. Elles sont d'une grande fiabilité si elles sont prises correctement et sont les plus utilisées parmi les méthodes contraceptives.

Cependant la pratique des différentes pilules connaît certains inconvénients c'est-à-dire des effets secondaires à prendre très aux sérieux. Par ailleurs la pratique des pilules pose un problème d'ordre éthique, si celle-ci est érigée en ordre. 

 

BIBLIOGRAPHIE :

1989. Biologie, coll. Travernier, Paris, Bordas, 512p

1978. Le dictionnaire marabout de la médecine I et II, coll. Marabout service, Belgique, Marabout, 416p et 416p

www.google.fr/ les pilules contraceptives/ wilkypédia/.


[1] Nom donné à un groupe de corps chimiques, comprenant notamment des hormones, dont la struture himique est dérivée du celle du cholestérol.

[2] Muqueuse utérine tapissée de glandes.

[3] Ensemble à fonction neuro-endocrinienne

[4] Tissu musculaire formant la partie la plus importante de la paroi du muscle cardiaque

[5] Teneur en sure du sang

[6] Exagération de la glycémie



23/06/2008 1 Poster un commentaire